Chute de cheveux et ménopause chez la femme

L’entrée dans la ménopause se manifeste, non seulement par l’arrêt des menstruations, mais également par divers troubles physiologiques associés aux bouleversements hormonaux. Bouffées de chaleur, insomnie, fatigue, sensibilité au niveau des seins, cheveux fins, secs et clairsemés, chute importante de cheveux, sont autant de changements corporels qui caractérisent cette période de la vie de la femme. Chez certaines, les problèmes capillaires commencent lors de la périménopause (quelques années avant la ménopause). Ils traduisent généralement une alopécie androgénique, voire une calvitie, selon le stade d’évolution de la pathologie. Plusieurs traitements permettent de lutter contre la chute de cheveux chez la femme en période de ménopause.

Quel est l’impact de la ménopause sur les cheveux de la femme

Le cycle du cheveu est une succession de phases de développement que sont : la phase anagène, la phase catagène, la phase télogène et la chute. Ce mécanisme, soumis à l’influence des hormones, subit des changements très importants à la ménopause. À cette étape de la vie, le profil hormonal de la femme se masculinise. En effet, le taux d’œstrogène et de progestérone diminue d’environ 80 % tandis que le taux de testostérone est quasi-maintenu (réduction de 10 à 30 %). Ainsi, la baisse des hormones féminines (qui protégeaient les racines capillaires de l’action des androgènes) entraîne une modification dans le cycle capillaire.

Il s’observe une accélération de la phase de croissance, le rétrécissement du follicule pileux et la réduction de la phase anagène. Par conséquent, les cheveux qui repoussent contiennent moins de kératine. Ils se fragilisent rapidement et leur durée de vie diminue considérablement. La chevelure, chez la femme devient donc plus fine et l’on assiste à une chute de cheveux essentiellement sur le sommet du crâne. Cela traduit une alopécie androgénique. Les cycles capillaires étant donc plus rapides, le stock naturel de cheveux s’épuise et les follicules pileux ne sont plus capables d’assurer un renouvellement efficace.

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Comment limiter la perte de cheveux à la ménopause ?

Pour les femmes dans la tranche d’âge de 45 et 55 ans, tout changement de la chevelure doit être pris au sérieux. Que le constat soit une diminution de la densité capillaire ou une augmentation des mèches plus fines, il est recommandé de consulter immédiatement un spécialiste. Ce dernier pourra déterminer la cause exacte de votre problème de cheveux. Avec un bilan capillaire réalisé le plus tôt, vous pourrez aisément limiter la perte de cheveux et garder (ou récupérer) une bonne densité capillaire.

Mesures préventives

Les traitements hormonaux de substitution (THS) sont des soins antichute qui permettent de réduire l’effet négatif des androgènes sur les follicules pileux. Cette solution permet ainsi de rétablir la balance œstrogène/androgène. Encore appelés traitements hormonaux de la ménopause (THM), les traitements au THS permettent de réactiver les fonctions des follicules capillaires et de restaurer une densité importante de cheveux sur les zones qui s’éclaircissent. Mais, il faut souligner que tous les THS n’ont pas une influence positive sur la chevelure féminine. En fait, l’efficacité de ce traitement est conditionnée par la nature et le dosage des molécules progestatives.

L’adoption de cette thérapie nécessite des examens médicaux approfondis et une veille rigoureuse de votre gynécologue, car elle est contre-indiquée chez certaines femmes. Ainsi, les personnes présentant des antécédents de phlébites, d’accidents vasculo-cérébraux (AVC), de cancers du sein ou d’embolie pulmonaire ne peuvent suivre ces traitements. Des médicaments antichute de cheveux comme le Minoxidil peuvent être aussi prescrits en application locale pour soutenir les THS.

Traitement PRP

Signifiant Plasma Riche en Plaquettes, le PRP est obtenu après centrifugation du sang du patient. Ainsi, le substrat ne contient que les globules blancs, les plaquettes et les facteurs de croissance qui sont séparés des globules rouges et du sérum. Le traitement au PRP est une thérapie non invasive de la chute de cheveux qui se fait par injection, sous le cuir chevelu, des plaquettes contenues dans le sang. Cette opération permet de stimuler les cellules du follicule pileux et de relancer de façon naturelle la repousse capillaire. Le traitement au PRP permet donc de ralentir la perte des cheveux, de renforcer le cheveu et d’augmenter sa qualité par stimulation du cheveu en dormance.

En effet, l’injection de PRP régénère les cellules souches du follicule pileux et active la microcirculation au niveau du cuir chevelu. Il s’agit d’un traitement naturel et autogène qui protège de tout risque d’allergies ou de rejet. Le traitement au PRP se fait en plusieurs (3 à 4) séances. La diminution de la chute de cheveux peut être visible, dès la première séance, mais il est recommandé d’attendre environ 6 mois après le traitement complet pour un résultat optimal. Des examens médicaux sont nécessaires avant le début de cette thérapie, afin de vérifier l’éligibilité du patient. En réalité, les injections de plasma riche en plaquettes sont contre-indiquées dans des cas spécifiques comme :

  • une maladie auto-immune,
  • une maladie de la peau,
  • le diabète,
  • une inflammation cutanée,
  • un cancer,
  • une maladie du sang.

Par ailleurs, la thérapie n’est pas applicable chez la femme enceinte ou allaitante. Elle est également peu recommandée chez les personnes sous traitement anticoagulant ou dont l’un des effets secondaires sont l’altération des fonctions de cicatrisation.

Greffe de cheveux

La greffe capillaire est une intervention chirurgicale, généralement envisagée chez les personnes présentant une perte de cheveux au stade avancé, après un certain âge, afin de rendre la repousse définitive. Au cours de cette chirurgie, le médecin prélève des greffons dans une zone à forte densité capillaire (la zone donneuse) pour les implanter dans la zone dégarnie. Cette opération permettra à la patiente d’avoir une chevelure dense et totalement reconstituée, avec les caractéristiques de forme, de volume et de couleurs identiques aux cheveux initiaux. Après un bilan capillaire et autres examens médicaux, le chirurgien choisira la méthode de greffe la plus adaptée. Il déterminera également le nombre d’implants capillaires nécessaire pour des résultats post-opératoire satisfaisants. En cas de perte de cheveux associée à la ménopause, la greffe à cheveux longs FUL sans rasage est la plus recommandée. Cette technique est très adaptée aux femmes présentant une calvitie aux stades 2 ou 3, selon l’échelle de Ludwig. En fonction des besoins de l’opération, elle peut permettre d’obtenir jusqu’à 4 000 greffons en une seule séance et sans rasage au préalable. La patiente bénéficie d’une période de récupération assez courte, lui permettant de reprendre une vie sociale et professionnelle très rapidement.

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